AGROFINANCE 2016 : LE CONTEXTE

États-Unis, Chine, Inde, pays d’Asie du Sud-Est…, alors que la croissance européenne, et française en particulier, ne parvient pas à décoller durablement, les grands marchés internationaux connaissent des taux de croissance nettement supérieurs, parfois à deux chiffres. Une réalité qui doit inciter les entreprises agroalimentaires françaises à miser sur ces marchés internationaux, qu’il s’agisse d’exporter ou de s’y implanter industriellement.
Les études sectorielles, notamment celles du Crédit Agricole, ont montré que la situation financière des entreprises est meilleure pour celles qui se sont internationalisées que pour celles qui sont restées franco-françaises. D’une part elles ont profité de marchés en développement, notamment dans les régions où émergent de nouvelles classes moyennes. D’autre part, l’international leur a permis d’échapper, pour partie, à la très dure pression concurrentielle imposée par les distributeurs français. Enfin, elles ont diversifié leurs risques géographiques, permettant d’acquérir une plus grande solidité, gage de leur pérennité. A ces trois avantages immédiats s’ajoutent les retombées d’une culture internationale voire l’accès à des talents nouveaux pour étoffer leur management. Croissance, diversification, solidité : qu’il s’agisse de satisfaire le consommateur ou de répondre au besoin d’entreprises clientes, elles-mêmes mondialisées, le tournant de l’international est devenu un impératif pour l’industrie agroalimentaire française.

Les Français ont des atouts reconnus

Face à cet impératif, les Français possèdent des atouts indéniables, reconnus partout dans le monde. La qualité de sa gastronomie, le repas à la française reconnu par l’Unesco, la notoriété de ses grands chefs, la stratégie de quelques entreprises déjà mondialisées (Danone, Lactalis, Malteurope…), le système envié d’appellations et de certifications qualité donnent à l’industrie française une image d’excellence. C’est ce qui permet à cette industrie de dégager un des plus forts excédents commerciaux sectoriels du pays, près de 10 milliards d’euros en 2014. C’est un enjeu national, permettant de réduire le déficit français. En légère baisse en 2014, cet excédent renoue avec la hausse en 2015. Sur neuf mois, il est passé de 6,3 milliards d’euros à près de 7 milliards.

Mais toutes les entreprises ne participent pas à ces succès

Cependant, toutes les entreprises agroalimentaires ne contribuent pas à ces performances internationales. Selon une étude du Crédit Agricole, les entreprises au chiffre d’affaires de plus de 1 milliard d’euros réalisent les trois-quarts de l’activité à l’international. De plus, la grande part de nos exportations est concentrée au sein de quelques secteurs que sont les vins et spiritueux, la filière laitière et les métiers du grain. Enfin, en dehors des matières premières agricoles, les Français se sont concentrés sur l’exportation de produits à forte valeur ajoutée et sont moins performants sur les produits de moyenne gamme, qui impliquent une plus grande adaptation aux marchés locaux.
Les PME et entreprises de taille intermédiaire françaises sont-elles en mesure de relever les défis de l’international ? Ont-elles les équipes qu’il faut pour cela ? Les financements sont-ils adaptés ? Peuvent-elles vaincre la concurrence de nouveaux acteurs tels que les industriels allemands ? Mettent-elles en œuvre des stratégies gagnantes ? Quels sont les outils à utiliser et les modèles à suivre ? Les grandes entreprises entraînent-elles de plus petites vers les marchés lointains ?

Telles sont les questions concrètes et cruciales pour les entreprises agroalimentaires au cœur d’AgroFinance 2016

Les ingénieurs agronomes (AgroParisTech, ENSA…) ont, par goût et choix, toujours été au cœur de ces enjeux vitaux. Nombre d’entre eux sont des acteurs incontournables dans les entreprises, cadres supérieurs et dirigeants de groupes agroalimentaires privés ou coopératifs, responsables au sein de banques ou groupes ayant vocation à financer en haut et en bas de bilan la filière agricole et les entreprises agroalimentaires, de l’amont (intrants) à l’aval (PGC) en passant par les produits intermédiaires (PAI), la distribution, etc.
C’est dans ce contexte que depuis 2001, au sein du Groupe Agrofood, et en partenariat avec Agra Alimentation, ils organisent le Colloque AgroFinance qui se veut le point de rencontre entre les responsables des IAA et les décideurs des établissements de financement et de conseil en stratégie. Ils sont rejoints cette année par HEC agroalimentaire, l’association des diplômés des formations d’HEC ayant des responsabilités dans l’agroalimentaire. Tous abordent sans tabou et avec des visions analytiques, synthétiques et prospectives les enjeux et défis que relève brillamment la filière agricole et IAA française : Nourrir, Satisfaire, Exporter, Gagner !

 
Un colloque organisé par Agraalimentation
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